Le Barreau marocain crée une commission de suivi dans l'affaire Hakimi

L'ordre des avocats du Maroc a appelé à mettre fin à ce qu'il qualifie de « campagne médiatique de ciblage » entourant le joueur international marocain Achraf Hakimi, qui a été officiellement renvoyé devant la justice française pour faire face à une accusation de viol. L'organisation a annoncé la création d'une commission de suivi destinée à contrer toute tentative d'extorsion ou de diffamation.
Le président du barreau, Mourad Ajoti, a déclaré dans un communiqué publié sur son compte officiel que la décision de renvoyer le joueur devant le tribunal repose sur un fondement matériel alarmant. En l'absence de la plaignante et de tout témoignage direct, a-t-il expliqué, la construction procédurale apparaît artificielle et ne pourra pas résister à un débat contradictoire et à l'examen judiciaire approfondi.
Ajoti a souligné que le renvoi devant le tribunal ne constitue pas une condamnation, et que Hakimi continue de jouir de la présomption d'innocence garantie par la loi. Il a rejeté toute justice précipitée ainsi que les campagnes de diffamation menées par le biais de manœuvres grossières visant l'extorsion. Selon lui, donner une tribune à ces tentatives d'extorsion revient à contribuer, intentionnellement ou non, à une manœuvre dont l'objectif caché est de déstabiliser la trajectoire professionnelle du joueur et de nuire à son entourage.
L'ordre des avocats a insisté sur le fait qu'Achraf Hakimi dispose d'un droit inaliénable à la tranquillité et à la sérénité. Il a déclaré que « la vérité juridique s'imposera d'elle-même lors de son examen dans le cadre du débat contradictoire et du procès ».
L'organisation a annoncé la mise en place immédiate d'une commission de suivi et d'accompagnement pour veiller au respect strict de la présomption d'innocence et prévenir toute tentative d'instrumentalisation, d'extorsion ou de déstabilisation. Elle a souligné que le succès ne devrait jamais être le prix de l'extorsion.
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