La liquidité bancaire en hausse continue au premier trimestre 2026

Les établissements bancaires ont vu leurs besoins en liquidité s'accroître durant le premier trimestre de 2026. Selon la Direction des études et des prévisions financières, le besoin moyen hebdomadaire s'est établi à 136,7 milliards de dirhams.
Face à cette situation, la Banque Centrale a renforcé ses interventions sur le marché monétaire. Les injections de liquidité ont atteint en moyenne 151,7 milliards de dirhams par semaine, indique la DEPF dans sa dernière note de conjoncture.
Ces interventions se sont concentrées principalement sur trois axes : les avances à sept jours pour un montant de 57,7 milliards de dirhams, les opérations de pensions livrées à court et moyen terme s'élevant à 53,6 milliards de dirhams, et les prêts garantis destinés aux petites et très petites entreprises, totalisant 40,3 milliards de dirhams.
Sur le marché interbancaire, l'activité a connu un fléchissement sensible. Le volume des transactions s'est établi à 4,1 milliards de dirhams, marquant une contraction de 33,2 pour cent comparé au dernier trimestre de 2025.
Le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour demeure stable depuis le 20 mars 2025, maintenant une trajectoire alignée sur le taux directeur avec une moyenne de 2,25 pour cent depuis le deuxième trimestre 2025.
Lors de sa séance du 17 mars 2026, le Conseil de Bank Al-Maghrib a confirmé le maintien du taux directeur à 2,25 pour cent. Cette décision tient compte de la vitalité persistante de l'activité économique, des anticipations modérées concernant l'inflation, ainsi que des incertitudes significatives pesant sur le contexte international. Les résultats des tests de résistance menés par l'institution ont également alimenté cette réflexion.
Concernant les taux appliqués par les banques, une légère baisse a été enregistrée au quatrième trimestre 2025. Le taux moyen pondéré global des crédits a diminué de trois points de base pour atteindre 4,82 pour cent.
Cette évolution reflète des mouvements contrastés selon les catégories de crédits. Les taux des crédits de trésorerie ont reculé de quinze points de base à 4,58 pour cent. Les taux des crédits à la consommation sont restés inchangés à 6,89 pour cent. En revanche, les crédits destinés à l'équipement ont vu leurs taux progresser de quarante-six points de base à 4,95 pour cent, tandis que les crédits immobiliers ont augmenté de quatorze points de base à 5,19 pour cent.
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