L'heure GMT+1 suscite davantage de préoccupations que de bénéfices, révèle une étude du Centre Sanabil

Une analyse du Centre Sanabil pour les études et les politiques publiques remet en question les fondements du maintien de l'heure supplémentaire au Maroc. Selon l'établissement de recherche, les retombées positives de cette mesure restent limitées et fragmentaires, tandis que ses effets négatifs, particulièrement manifestes en hiver, prédominent nettement.
Dans sa note de recherche, le centre souligne que les publications scientifiques contemporaines de 2025 démontrent que les réductions de consommation énergétique attendues sont négligeables, voire inexistantes. Pire encore, certains contextes enregistrent une augmentation de la demande énergétique, alimentée par une utilisation plus intensive de la climatisation en fin d'après-midi et du chauffage aux premières heures du matin.
Un rapport émanant du Centre d'études stratégiques de l'Afrique, diffusé en 2026, vient corroborer ces constats. Ce document met en lumière que les bénéfices économiques découlant de l'heure supplémentaire pour le Maroc demeurent restreints et inégalement distribués entre les différents secteurs. Les charges d'ordre social et sanitaire risquent même de surpasser les gains réalisés, d'autant que les économies énergétiques concrètes ne dépasseraient guère 0,5 % de la consommation totale du pays selon certaines évaluations.
Sur le plan sanitaire, le Centre Sanabil met l'accent sur les perturbations du cycle biologique humain provoquées par le maintien permanent de l'heure d'été. En hiver, cette situation s'aggrave du fait que le lever du soleil survient plus tard et que l'exposition aux rayons naturels le matin s'en trouve réduite. Il en résulte un manque chronique de sommeil, une augmentation de la fatigue générale et de la somnolence durant la journée, accompagnés de déséquilibres émotionnels.
Pour remédier à cette situation, le Centre Sanabil propose un retour à l'heure légale standard marocaine, jugée plus en harmonie avec la localisation géographique du pays et son cycle naturel solaire, ainsi que plus cohérente d'un point de vue institutionnel et social.
L'organisme recommande également d'instaurer une certaine flexibilité horaire pour les branches économiques étroitement liées aux marchés européens — industrie d'exportation, services transfrontaliers, centres d'appels et secteur numérique — en permettant des horaires de travail adaptables sans les généraliser à l'ensemble de la population.
Enfin, le centre préconise la mise en place d'un plan national complet visant à optimiser l'utilisation des ressources énergétiques, qu'il considère comme une solution structurelle plus pertinente que le changement d'horaire.
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