Augmentation des tarifs médicaux : les parlementaires demandent des mesures de contrôle

Une augmentation substantielle des honoraires médicaux dans le secteur privé suscite des préoccupations au sein de la classe politique marocaine. Plusieurs praticiens privés ont décidé de relever leurs tarifs de consultation de 25%, une décision qui provoque une vive réaction des citoyens.
La députée Hayat Laraich, membre de la formation de l'USFP, a saisi le ministre de la Santé et de la Protection sociale par écrit pour exprimer son inquiétude face à cette situation. Selon la parlementaire, cette mesure intervient à un moment où la situation économique et sociale du pays traverse une période difficile, ce qui aggrave les difficultés financières des ménages marocains.
La politicienne a souligné que cette hausse des prix s'oppose directement aux objectifs affichés par l'État en matière d'élargissement de la couverture sociale et de démocratisation de l'accès aux services de santé. Elle a notamment interrogé le gouvernement sur les actions envisagées pour maîtriser la progression des coûts dans le secteur médical privé et pour assurer le respect des plafonds tarifaires en vigueur.
La députée a également soulevé la question de l'avancement des travaux relatifs à la révision de la grille tarifaire nationale de référence. Elle estime que cette révision est nécessaire pour garantir une meilleure équité entre les citoyens et préserver leur stabilité financière face aux dépenses de santé.
Pour freiner cette tendance à la hausse qui pèse sur le pouvoir d'achat des Marocains, la parlementaire a plaidé en faveur d'un renforcement des mécanismes de contrôle et de surveillance du secteur médical privé.
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