samedi 18 juillet 2026

Bilan économique : le Maroc affiche des résultats encourageants en croissance et emploi

7 mai 2026
Bilan économique : le Maroc affiche des résultats encourageants en croissance et emploi
Bilan économique : le Maroc affiche des résultats encourageants en croissance et emploi

L'économie marocaine a enregistré une accélération notable de sa croissance au cours des cinq dernières années. Selon un document présentant le bilan de l'action gouvernementale, la croissance moyenne s'est établie à 4,5% pour la période 2021-2025, marquant une progression importante par rapport aux 2,4% observés entre 2017 et 2021.

Cette amélioration des performances économiques s'explique principalement par la vigueur des secteurs non agricoles. La valeur ajoutée de ces activités a progressé à un rythme moyen de 4,5% durant ces cinq années. Cette dynamique a été soutenue par des investissements publics considérables, qui ont atteint 380 milliards de dirhams en 2026, comparé à 230 milliards en 2021. La demande intérieure a également joué un rôle moteur, croissant à un taux annuel moyen de 5,2%.

Sur le front de l'emploi, les créations d'emplois non agricoles ont connu une accélération remarquable. Entre 2021 et 2025, 850 000 postes ont été créés, soit une moyenne annuelle de 170 000 emplois. Ce chiffre contraste fortement avec les périodes précédentes : 90 000 emplois annuels en moyenne entre 2016 et 2021, et 64 000 entre 2011 et 2016. Ces nouveaux emplois ont largement compensé la perte annuelle de 105 000 emplois agricoles, principalement attribuable aux effets de la sécheresse.

L'inflation, qui avait atteint un pic de 6,6% en 2022, a connu une décélération spectaculaire pour s'établir à 0,8% en 2025, selon les données du Haut-Commissariat au Plan.

Les finances publiques ont également enregistré une amélioration substantielle. Les recettes fiscales ont bondi à 342 milliards de dirhams en 2025, représentant une augmentation de 59% par rapport à 2021. L'impôt sur les sociétés a affiché le taux de croissance annuel moyen le plus élevé à 19,7% entre 2022 et 2025, tandis que la taxe sur la valeur ajoutée et l'impôt sur le revenu ont progressé respectivement de 10,6% et 10,3%.

Le déficit budgétaire devrait atteindre 3% du produit intérieur brut en 2026, contre 3,5% en 2025 et 5,5% en 2021. La trajectoire de la dette publique s'est également améliorée, passant de 71,4% du PIB en 2022 à 67,2% en 2025, avant de s'établir à 65,9% du PIB en 2026.

Les échanges extérieurs montrent également des signaux positifs. Les investissements étrangers directs ont atteint 56 milliards de dirhams en 2025, contre 32,5 milliards en 2021. Les réserves de change officielles se sont chiffrées à 443,3 milliards de dirhams, couvrant cinq mois et 23 jours d'importations.

Le secteur touristique a connu une reprise remarquable, avec des recettes s'élevant à 138 milliards de dirhams en 2025, dépassant largement les 78,7 milliards enregistrés en 2019. Les transferts des Marocains résidant à l'étranger ont également progressé, atteignant 122 milliards de dirhams contre 93,3 milliards en 2021.

Les exportations de biens ont enregistré une croissance significative, passant de 284 milliards de dirhams en 2019 à 469 milliards en 2025. Le taux de couverture des échanges de biens et services s'est amélioré à 82,6% en 2025, contre 80,3% en 2019.

Le déficit du compte courant a également connu une amélioration notable, se réduisant à 1,2% du PIB en 2024, contre 3,6% en 2022, selon les données de l'Office des changes.

Sur le plan de la crédibilité internationale, le Maroc a quitté la liste grise de surveillance renforcée du GAFI en 2023. Le Royaume a également retrouvé sa notation en catégorie « investment grade » en septembre 2025, une classification confirmée le 27 mars 2026.

Le Fonds monétaire international a exprimé son appréciation pour la dynamique et la résilience de l'économie marocaine à l'issue d'une visite effectuée entre janvier et février 2026. De son côté, l'agence de notation Moody's a révisé en mars 2026 la perspective de la notation du Maroc pour la dette à long terme, la faisant passer de stable à positive.

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