Au Maroc, les appels pour une application plus rigoureuse de la législation sur les canidés dangereux

Les tragédies qui ont endeuillé Tanger, où plusieurs décès ont résulté d'attaques canines, raviven le débat concernant le respect de la législation marocaine régissant les chiens réputés dangereux.
Saisie de cette question, la députée Naima El Fethaoui a transmis une question écrite au ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit, l'exhortant à intensifier les inspections et à assurer la mise en application concrète de la loi n°56.12, texte fondamental pour la protection des citoyens face aux risques liés à ces animaux.
La parlementaire rappelle les dispositions essentielles du texte législatif : interdiction de posséder, de commercialiser et d'importer les races classées comme dangereuses, accompagnées de pénalités pénales et pécuniaires, ainsi que la confiscation des animaux en cause.
Bien que le cadre juridique soit en place depuis l'adoption de la loi, et qu'un décret ministériel publié en 2018 établisse clairement les races interdites, Naima El Fethaoui constate que ces canidés demeurent présents dans plusieurs quartiers et ensembles résidentiels, constituant une menace persistante pour la sécurité publique.
La députée souligne que le corps des experts et des vétérinaires s'accorde sur un diagnostic : l'absence d'un contrôle suffisamment strict. Ces professionnels considèrent que la responsabilité repose tant sur les propriétaires que sur les structures administratives chargées de l'application de la loi.
Face à la recrudescence des incidents, Naima El Fethaoui demande au ministère de l'Intérieur de préciser les stratégies qui seront déployées pour garantir l'exécution rigoureuse de la loi, améliorer la supervision de la détention de ces animaux et renforcer les garanties de sécurité pour l'ensemble des citoyens.
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