samedi 18 juillet 2026

Le Maroc renforce la surveillance sanitaire face au risque d'hantavirus

12 mai 2026
Le Maroc renforce la surveillance sanitaire face au risque d'hantavirus
Le Maroc renforce la surveillance sanitaire face au risque d'hantavirus

Depuis que plusieurs foyers d'hantavirus ont été détectés en Europe, les responsables sanitaires marocains se veulent rassurants concernant les risques d'introduction du virus au Maroc.

Mouad Mrabet, coordinateur du Centre national des opérations d'urgence de santé publique au Ministère de la Santé et de la Protection sociale, a déclaré que la variante "Andes" identifiée récemment présente une capacité de transmission interhumaine limitée, bien inférieure à celle d'autres pathogènes comme la Covid-19 ou la rougeole.

Selon ce responsable, l'arrivée du virus au Maroc demeure "très improbable", notamment du fait qu'aucun ressortissant marocain ne se trouvait parmi les passagers du navire de croisière où le foyer a été découvert.

Les autorités marocaines maintiennent une surveillance étroite depuis les premiers signalements, en s'inscrivant dans le cadre du système international de vigilance épidémiologique. La vigilance a été intensifiée aux différents points d'accès au territoire, incluant les aéroports et ports, afin de détecter rapidement toute contamination potentielle et d'isoler les cas suspects.

Mrabet assure que le Maroc dispose des capacités requises pour faire face à une éventuelle circulation du virus, soulignant que plusieurs laboratoires spécialisés sont en mesure d'identifier cette infection. Il attribue également l'ampleur médiatique de la situation à la présence de personnalités influentes à bord du bateau concerné, ce qui a amplifié la visibilité du sujet sur les réseaux sociaux et dans la presse.

L'hantavirus, connu depuis les années 1970, englobe plusieurs variantes dont la dangerosité diffère selon les zones géographiques. La souche "Andes", récemment mise en avant, se caractérise par une transmission rare mais possible d'une personne à l'autre, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 50 % selon les experts.

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