Mawazine: Douzi et Cheb Khaled électrisent le stade Prince Moulay Abdellah

La 21e édition du Festival Mawazine – Rythmes du Monde a connu une soirée mémorable vendredi, au cours de laquelle la capitale s'est unie autour des performances exceptionnelles de deux géants de la musique maghrébine, Douzi et Cheb Khaled, qui se sont produits au Grand stade Prince Moulay Abdellah.
L'ouverture marquante de Douzi
Dans une atmosphère chargée d'émotion et de connexion authentique avec les spectateurs, Douzi a inauguré la soirée en déployant une mise en scène visuellement raffinée, enrichie par un jeu d'éclairages sophistiqué. Engagé dans un dialogue permanent avec son audience, l'artiste a parcouru son catalogue musical, proposant notamment « Meryama » et « Laki Qalbi », avant de susciter une véritable explosion d'enthousiasme avec « Ana Maghribi », que la foule a reprise en cœur.
L'intensité a grandi quand Douzi a convié le rappeur Draganov à se joindre à lui pour présenter ses derniers travaux, générant une interaction dynamique et bruyante avec le public.
Un répertoire riche et des collaborations surprises
La progression musicale s'est poursuivie avec des tempos entraînants et un environnement visuel éblouissant, pendant lequel Douzi a interprété ses compositions les plus populaires : « Fhamti », « Mani Zaafan », « Hasdo wla Ghiro » et « Chouf Chouf ». Fidèle à son engagement d'offrir des moments inoubliables, il a accueilli l'artiste Lazaro pour une interprétation commune de « Zombie », enrichie par une production visuelle soignée qui a ajouté une dimension artistique particulière à ce moment.
Dans un registre plus nostalgique, Douzi a fait revivre le chef-d'œuvre de Tiyousi « Chhal galou fya w fik ya Samra », permettant au public de se replonger dans les souvenirs. Il a conclu sa prestation avec « Laâyoune Ainiya », tandis que l'écran principal s'illuminait aux couleurs nationales, créant une scène profondément émouvante qui a marqué l'un des points forts de la soirée.
L'arrivée triomphale de Cheb Khaled
L'enthousiasme s'est ravivé avec l'apparition de Cheb Khaled, l'icône incontournable du raï, accueilli par les acclamations d'une foule en délire. Sous des jeux de lumière vibrants qui ont coloré le stade de teintes festives, des milliers de téléphones portables se sont transformés en points lumineux scintillant dans les gradins, créant un spectacle visuel singulier.
Khaled a lancé son concert, d'une durée supérieure à une heure, par « Ana el Maghboun », accueillie avec beaucoup d'émotion, suivie rapidement par « Chebba », qui a résonné dans tout l'espace.
L'apothéose musicale
« Zein Zein » a intensifié l'ambiance avant que « Malha » ne captive complètement le public, portée par des effets visuels éclatants et un éclairage ondulant qui ont magnifié le spectacle. L'artiste a marié le tarab à l'authenticité en proposant « Kadach qalbi m'adheb », précédée d'une introduction musicale envoûtante ponctuée d'un solo de oud, créant une séquence artistique captivante.
Au rythme des premiers coups de derbouka et des applaudissements qui les accompagnaient, « Bakhta » a retenti en harmonie parfaite, avec une communion qui a atteint son sommet. Les voix du public nombreux ont envahi chaque recoin du stade, ponctuées de cris d'admiration.
La soirée s'est achevée avec « Sahab El Baroud », accompagnée d'effets lumineux et de confettis colorés, réaffirmant la place durable que Khaled conserve dans le cœur des passionnés de musique raï.
Continuation du festival
Les festivités du Mawazine se poursuivent samedi soir avec un programme exceptionnel mettant en vedette le rappeur ElGrande Toto et l'artiste Morad.
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